Du
26 au 29 Janvier 2006
Voilà un moment qu’on
l’attendait,
que dis-je, qu’on implorait !
Tout à commencé le Dimanche 22 Janvier
au soir. Le matin, il était tombé 1,4 mm
même
pas de quoi mouiller le sol en profondeur. Vers 20 heures,
nous pénétrons dans la grotte de la Foux
de Sainte Anne d’Évenos. Dans la zone d’entrée,
le sol sablo-argileux est craquelé par l’absence
prolongée de l’élément hydrique.
Sans rencontrer le moindre écoulement nous atteignons
rapidement le lac terminal, si l’on peut dire !
Il serait plus approprié de parler de flaque.
En effet, voilà 20 ans que je fréquente
régulièrement
la cavité, je n’ai jamais vu le siphon terminal
aussi bas. Il est même plus bas qu’en 1965
après plusieurs heures de pompage…

La sécheresse devenait un sujet récurant
pour les médias qui exploitaient cet élémént
tellement vital pour la région.. J’informais
les copains spéléos et plongeurs qu’une
reconnaissance serait facilitée au vu de la
faiblesse des niveaux…
Timidement le jeudi 26 janvier, la pluie
faisait son apparition. Les choses commençaient à devenir
sérieuses le vendredi. Dans la soirée, l’orage était à son
zénith de trombes d’eaux, si caractéristiques
de nos régions. Elles déferlaient sur le
sol pour ruisseler et s’infiltrer.
Le samedi matin, les rivières avaient retrouvé leurs
lits respectifs pour parfois même déborder.
Notre Reppe endormie depuis de longs mois entonnait son
chant hivernal.

La crue était là, magnifique par ses jeux
d’eaux et violente par la puissance des masses qu’elle
déplace.
Comme des enfants émerveillés par les vitrines
des magasins en période de fête, nous prenions
la route des sources pour constater et rapporter de visu
et en image un souvenir de l’événement.
La semaine fut consacrée à mettre en boîte
des heures de rushs et à suivre la décrue…
En Février, un nouveau bulletin d’alerte
de Météo-France annonçait d’importantes
précipitations… Nous nous préparions, à nouveau, à traquer
les eaux. Mais sur notre secteur, la pluie passait timidement
sans atteindre les niveaux du mois précédent…

En attendant les prochaines pluies printanières,
nous gardons les yeux rivés sur les prévisions
et sur d’éventuels évènements
exceptionnels…
Les données météos issues de la météorologie
nationale ne sont pas diffusées librement sur le
net sans faire appel au porte de monnaie des citoyens qui
financent avec leurs impôts ces organismes ! Heureusement,
quelques passionnées mettent en ligne les enregistrements
de leurs stations amateurs sur la toile. Sur notre département,
deux stations émettent 24 heures sur 24. Ce sont
les stations de Sanary :
http://perso.wanadoo.fr/meteo83sanary/valeurs.htm
et
l’excellent site de Ch. Portin de Besse
sur Issole :
http://meteo.besse83.free.fr
Dans les bouches du Rhône, la station de Peypin
est même munie d’un détecteur de foudre
:
http://meteopeypin.free.fr/Boltek/boltek.html
Cet appareil permet de connaître l’activité orageuse
en direct. À l’occasion, de la dernière
alerte, nous avons pu suivre le déplacement
l’orage
d’Est en Ouest. Les copies d’écran,
ci-jointes, donnent une idée des potentialités
du système :
Le 19 Février 2006, vers 14 heures 55 :

Le 19 Février 2006, vers 15 heures 56:

Le 19 Février 2006, vers 19 heures 13:


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