
C'est impressionné que nous avons franchi le portail de cet ancien pensionnaire de la comédie Française. Nous avons vite été rassuré par un accueil chaleureux. Après un certain temps lié à la mise en oeuvre du système de multi-caméra pendant lequel tout le monde s'impatientait, Henri s'est lancé dans la narration de la légende du Diable ! Il a présenté un texte de sa composition fruit de l'analyse des différentes versions de la légende :

«Au confluent de la Reppe et du Destel, sur la rive gauche de ce dernier, se dressent des rochers ruiniformes, dominant une haute falaise calcaire. La nature a découpé dans le minéral la silhouette massive d'un château flanqué de deux tours crevant le ciel: c'est le château du Diable. Il y a très longtemps, les sombres cavernes du « Château du Diable» abritaient le Maître des Ténèbres. Satan prenait, parait-il, un malin plaisir à torturer l'âme des habitants d'Evenos.
Les malheureux avaient beau geindre, pleurer, supplier, prier, rien n'y faisait. Heureusement Saint Martin, l'ayant ouï dire, se porta alors à leur secours et proposa au Diable de jouer les âmes des habitants d'Evenos aux trois sauts. Saint Martin prit son élan le premier et en trois formidables bonds, atteignit sans encombre l'entrée des gorges d'Ollioules. À son tour, le Diable s'élança en ricanant, franchit le Gros Cerveau et le Capeu Gros. Il aurait sans doute lui aussi réussit l'exploit mais se voyant perdu Saint Martin tomba à genoux et adressa au Ciel une supplique si ardente qu'un brusque coup de vent s'éleva et balaya le Diable lors de son dernier saut en le précipitant avec fracas dans le lit du Destel.»
Il nous a ensuite narré la légende de l'iero profoundado». La rencontre s'est conclue par une discussion à bâtons rompus autour de l'apéritif.

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