| Les secrets de l'eau de là... |
Mars 2008 |

Un ouvrage de Philippe MAUREL et Paul COURBON
Si les images animées tardent à venir, celles qui sont couchées sur le papier sont là. C'est une histoire "d'eau de là". Voilà presque dix ans que la rédaction de cet ouvrage a débuté. En ce mois de Mars 2008, la brochure est enfin disponible ! À comander sur le site du Comité Départemental de Spéléologie (www.cdspeleo83.fr/ ).
Karstologia n°52 - Revue de l'assocaition Française de Karstologie et la Fédération Française de Spéléologie. 2ème semestre 2008
"Publié par le Comité départemental de spéléologie du Var, cet ouvrage propose une synthèse très richement illustrée de ce qui est probablement une des aventures spéléologiques françaises les plus étonnantes et les plus audacieuses de la fin du XXème siècle. Réunie autour de Philippe Maurel, une équipe de spéléologues, tous très Jeunes, lance en 1993 le projet Spéléo-eau. Leur point de départ: un article de Paul Courbon publié en 1979 dans SpelUl1ca. Leur force: une certaine insouciance, une dose d'audace et surtout une capacité de persuasion étonnante. lis vont ainsi au fil des années convaincre de multiples partenaires financiers pour une aventure scientifique et pédagogique inédite, structurée autour du CDS du Var et dont la spéléologie constitue le ciment.
Cette aventure scientifique, c'est celle de l'hydrogéologie complexe d'un plateau karstique de la région toulonnaise: Siou Blanc. Entouré de ses vallées: le Las, la Reppe et le Gapeau, Si ou-Blanc intrigue et étonne. Karst si difficile d'accès, aux cavités si étroites, Si ou-Blanc n'a pas
livré le collecteur que tous les spéléologues recherchent depuis si longtemps. Avec ce projet ambitieux, soutenu par de nombreux acteurs socio-politiques, le karst est investigué selon trois approches complémentaires: les traçages, la thermographie et les plongées. Sur ces trois approches, l'équipe de Speleo-eau va peu à peu développer savoirs et compétences à mesure des campagnes qu'ils mettent en place et qui s'étalent sur une quinzaine d'années.
Plusieurs grands traçages, de grandes plongées et des opérations de pompages vont ainsi permettre de mettre en évidence l'existence de quatre grands systèmes hydrogéologiques. C'est d'abord le système de Siou-Blanc (5 traçages) dont les eaux résurgent au Ragas de Dardennes et à la source Saint Antoine. Ce système comprend notamment les grandes cavités du plateau (Cyclopibus, -375 m; Sarcophage, -362 m; Caveau, -341 m; Cercueil, -238 nl.. .). Cette vaste unité hydrogéologique n'a toujours pas livré le drain principal et les plongées profondes effectuées montrent que la karstification s'étend au-delà du niveau actuel de la mer. Viennent ensuite les systèmes de la Tête de Cade (3 traçages et un important pompage en 2007 de la Foux de SainteAnne-d'Evenos) et des Morières (haute et basse vallée du Gapeau). Pour chacun de ces systèmes, l'historique des explorations, des topographies, des coupes géolo-
giques, des plans, des récits sont présentés sans ordre de lecture imposé. L'ensemble constitue une synthèse efficace et aisément consultable. En complément de cette étude, deux campagnes de thermographie ont permis de couvrir l'ensemble du plateau et de découvrir une cavité de cinquante mètres de profondeur. Bien que faible en terme de résultats spéléologique, la méthode semble prometteuse et mériterait d'être étendue à d'autres secteurs.
L'autre volet, tout aussi important, du projet Speleo-Eau est la pédagogie et la communication. Dans un contexte social parfois difficile, avec un environnement politique toulonnais à la fin des années 1990 peu favorable à la fraternité, mais avec le soutien d'associations (Aladin, Ufolep 83 notamment), l'équipe entreprend d'associer à ces travaux scientifiques des jeunes des quartiers défavorisés. La communication y est développée et trouve son aboutissement le plus complet dans la réalisation du film " l'Eau de là », plusieurs fois primé et diffusé en chaîne nationale.
Aventure scientifique passionnante, aventure humaine véritable, Spéléo-Eau constitue un projet sans égal que les spéléologues du Var ont su structurer pour rassembler les énergies. Guidés par la passion de l'exploration spéléologique pure, ils ont replacé la spéléologie au cœur d'un projet scientifique et social qui constitue une expérience qui aujourd'hui prend valeur d'exemple. Ce livre vient à point pour faire partager le fruit de leurs travaux. Gageons qu'il inspirera ainsi des initiatives similaires dans d'autres régions françaises." Stéphane JAILLET.
Voilà ce que dit Caroline MARTINAT de Var-Matin dans l'édition du Jeudi 20 Mars 2008 :
"C'est d'abord une aventure collective destinée à faire partager au plus grand nombre la passion d'une centaine de spéléologues amateurs pour l'eau des collines et ses secrets. C'est aussi un livre précieux pour ceux qui s'intéressent au réseau hydrologique souterrain qui irrigue, depuis le massif de Siou Blanc, tout l'ouest varois, du Revest à la vallée du Gapeau. " L'eau de là Il, publié par le Comité départemental de spéléologie du Var est donc une oeuvre collective, réalisée sous la houlette de Philippe Maurel et Paul Courbon. Elle reprend toutes les découvertes réalisées par les spéléologues dans le cadre du projet Spélé-eau à Siou Blanc."..." D'ores et déjà, les collectivités, qui doivent remplir des
obligations en matière de protection des eaux de captage
et connaitre les risques précis sur le réseau hydrologique
en cas de pollution accidentelle, les compagnies des eaux, les naturalistes et les associations dédiées à la protection de l'environnement se montrent intéressées par les informations compilées dans " L'eau de là".
Rubrique «lu pour vous » - Spelunca n°110 – 2008
«Spélé-eau, autrement dit une entreprise de longue haleine, quinze années de recherches conduites par le CDS 83 et présentées dans une brochure élégante!
Le Graal de cette interminable quête, c'est l'eau qui descend sur Toulon et les mystérieux arcanes qu'elle emprunte à travers les massifs de Siou Blanc et des Morières. Tout est mis en œuvre pour forcer les secrets de ces circulations : pompages, plongées, désobstructions, traçages bien sûr, mais aussi, de façon beaucoup plus innovante, les opérations de thermographie aérienne avec deux campagnes menées en 1997 et 2001. Si la technique n'a pas donné entière satisfaction et si sa mise en oeuvre reste complexe, les auteurs continuent à croire en son potentiel dans le domaine de la prospection spéléologique.
C'est à la page 16 que l'on découvre la pièce maîtresse et le principal résultat de ce travail: la carte de synthèse des" systèmes hydro-spéléologiques "! Sur la base d'une quinzaine de traçages réalisés entre 1968 et 2002, dont la quasi-totalité dans le cadre de cet ambitieux programme, les auteurs sont en mesure de délimiter précisément les principaux bassins d'alimentation karstiques de la Reppe, du Las et du Gapeau. Même s'ils reconnaissent que les limites de certains sous-bassins restent à affiner, c'est un grand apport à la connaissance des circulations qu'ils livrent ici.
L'ouvrage se termine par un complément à l'inventaire spéléologique de la région avec la présentation d'une demi-douzaine de gouffres nouveaux entre -110 et -165 m.
Certes la mise en page de l'ensemble est un peu bourrative, et les nombreux coq-à-l'âne n'en rendent pas la lecture toujours évidente. Mais, pour rester varois, Spélé-eau n'en constitue pas moins la meilleure illustration des thématiques développées en 2003 lors du Congrès fédéral d'Ollioules sur les apports de la spéléologie à la société ... Avec l'appui du Conseil général du Var, Spélé-eau s'est aussi traduit par l'implication active des populations, des scolaires et des jeunes, et par la réalisation d'un film documentaire primé à La Chapelle-en-Vercors en 2000. Une réalisation exemplaire! » Christophe GAUCHON.
« L'ouvrage est édité par le Comité départemental de spéléologie du Var, qui a mobilisé toutes ses troupes dans une dynamique insufflée par Philippe Maurel, dit «Rocky». Ce projet, qui s'étale de 1993 à 2000, avait pour but de répondre le plus clairement possible à des questions basiques que se pose tout habitant de Toulon ou d'ailleurs: " Mais d'où vient l'eau que nous buvons? "
La réponse est donnée dans la plaquette qui détaille massifs, vallées et cavités, et fait le point sur l'état des connaissances dans le massif de Siou Blanc qui domine la ville de Toulon. Tous les spéléologues varois ont participé à l'aventure collective, et c'est là que réside la performance de Philippe Maurel qui a maintenu la pression pendant huit années pour aboutir à ce projet que l'on aurait pu déclarer d'utilité publique. Cette plaquette couleur de 80 pages permettra aux collectivités territoriales en charge de l'alimentation en eau potable de constater le dynamisme des spéléologues de leur région, qui sont aussi des citoyens-responsables et non des délinquants de la banlieue toulonnaise.
Bien sûr, si on regarde d'un peu plus près, on pourra noter la présence de fautes ou coquilles qu'une relecture attentive aurait pu éviter ou l'absence de marge centrale qui oblige à forcer un peu sur l'ouvrage pour tout lire. Avec la banalisation des appareils photos numériques, on ne s'explique pas la qualité médiocre de certaines photographies, mais on pourra objecter l'action, l'instant: pas de doute, c'est du vrai, du vécu et non de la photocomposition jouée par des spéléologues proprets.
Au hasard de la lecture, on devine qu'il reste du pain sur la planche aux spéléologues et aux curieux qui s'intéressent à toutes les facettes de la spéléologie. À la page 20, il est dit: « d'où vient l'eau de la source St-Philip et la font des Enfers (5 et 4 I/s), au bas du versant du Faron? Nous n'avons appris leur existence qu'après nos colorations et leur surveillance a été incomplète. "
Personne, pas même les autorités locales, ne connaît toutes les petites sources de la région, pourquoi le reprocherait-on aux spéléologues?
L'inventaire exhaustif des sources des régions méditerranéennes est une base de données précieuse qui permettra un jour de discuter avec des interlocuteurs sérieux. Il s'agit de données quasi négociables ... à moins qu'un texte législatif n'oblige leurs détenteurs à les déclarer, comme cela est déjà le cas avec les bases de données des cavités naturelles. Toutefois, l'esprit qui a animé le projet des Varois est totalement désintéressé: on retrouve là les vraies valeurs de la spéléologie; pourvu que ça dure... » Jean- Yves BIGOT
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2009, en force !
Après quatre années de diffusion les documentaires, « l’eau de là » et« une rivière dans la ville » réalisés par l’équipe de «l’aiga que canta» dépassent les 10 millions de téléspectateurs sur France2 et le réseau France Télévision en diffusion internationale.

Retrouvez "l'Eau de Là" et une "Rivière dans la Ville" en V.O.D (Vidéo On Demand).

"L'aiga que Canta"
"L'aigo que Canto"
"L'eau qui chante"

Ce site permet de suivre le tournage de :
"l'Aiga que Canta"
("l'eau qui chante")
ainsi que l'actualité du réalisateur
Philippe MAUREL

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