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La
Provence est une terre de contrastes à plus d’un
point. Les spécificités du climat, de la géographie
et le verbe des autochtones contribuent à mettre en exergue
ces différences. Si la bande côtière subit
l’assaut estival touristique, l’arrière-pays,
quant à lui, garde encore un caractère rural prononcé.
La “Reppe”,
un petit fleuve côtier, marie les
eaux des collines calcaires à celle de la Méditerranée.
L’embouchure d’un cours d’eau constitue un biotope
particulier que les pêcheurs locaux exploitent depuis des
générations. L’activité piscicole s’est
construite au cours des siècles.
Le “pointu”,
l’embarcation traditionnelle locale s’est motorisée.
Le bruit strident et saccadé du moteur accompagne la nuit
du pêcheur qui quitte le petit port du Brusc pour accomplir
son labeur quotidien.
Le jour pointera à l’horizon
quand les filets chargés de poissons seront remontés
et acheminés jusqu’au port.
Les commentaires épicés
du patron pécheur permettent de découvrir le
patrimoine naturel des fonds marins.
Aujourd’hui, c’est jour de bouillabaisse, les femmes
se sont saisies des poissons pour préparer le bouillon.
Certaines épluchent les légumes qui accompagneront
la bouille, d’autres s’acharnent sur le mortier pour
piler l’ail de la rouille. Les commentaires et discussions
diverses rythment le crépitement du feu de bois qui chauffe
la marmite où nagent pour une dernière fois les
poissons.
Le soir, quand le soleil aura disparu de l’horizon en se
cachant dans la mer, le pastis et le vin rosé couleront à flot
pour étancher la soif du pêcheur.
Rascasses, loups et dorades rejoindront les assiettes pour éveiller
les papilles gustatives. Ce moment de convivialité permettra à chacun
de s’exprimer pour parler d’ou païs et des gens
d’aici.
Paul RICARD a marqué ces terres de son empreinte. Si
son nom s’associe au pastis, son action locale en tant
que propriétaire terrien reste gravé à jamais
dans le cœur des autochtones qui narrent tous les bienfaits
amenés par ce grand monsieur. Il a racheté dans
les années 50, l’île des Embiez pour l’aménager
et y installer l’institut océanographique. Son action
en terme de protection de l’environnement est remarquable
et ce depuis plusieurs dizaines d’années avant la
prise de conscience collective appelée aujourd’hui
développement durable. Des anciens de l’équipe
témoignent sur l’action de Paul RICARD qui repose
aujourd’hui au milieu des vignes de l’île.
Les chercheurs de l’institut font le point sur l’état
de la baie du Brusc et de Sanary en expliquant toutes les spécificités
de ce site. Alain Bombard y apporte ses commentaires.
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2009, en force !
Après quatre années de diffusion les documentaires, « l’eau de là » et« une rivière dans la ville » réalisés par l’équipe de «l’aiga que canta» dépassent les 10 millions de téléspectateurs sur France2 et le réseau France Télévision en diffusion internationale.

Retrouvez "l'Eau de Là" et une "Rivière dans la Ville" en V.O.D (Vidéo On Demand).

"L'aiga que Canta"
"L'aigo que Canto"
"L'eau qui chante"

Ce site permet de suivre le tournage de :
"l'Aiga que Canta"
("l'eau qui chante")
ainsi que l'actualité du réalisateur
Philippe MAUREL

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