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Si
la région
a longtemps été montrée du doigt en tant
que territoire de non-droit environnemental notamment par le
rejet direct en mer des effluents, il semblerait qu’elle
rattrape aujourd’hui
son retard de plus de 30 ans ! L’inauguration récente
d’Amphitria une des plus grosses et modernes stations d’épuration
des côtes méditerranéennes est le fer de lance
de la politique locale. C’est un concentré de technologies
de pointes au service de l’environnement. Pourtant les réseaux
qui sont censés acheminer les eaux usées jusqu’à l’usine
de traitement sont dans un piteux état et régulièrement,
ils déversent dans le milieu leur liquide malodorant. Un
spécialiste dresse le triste bilan des agressions polluantes.
La commune d’Ollioules a décidé de remettre à neuf
une partie de son réseau qui longe la rivière. Cela
permet maintenant à l’école de pêche
de fréquenter à nouveau les berges de la Reppe. L’animateur
explique aux enfants, avec passion, comment titiller les anguilles,
les chevaines et les barbeaux. Cette dernière espèce
est protégée par un arrêté européen.
Les prises retrouveront donc le milieu naturel…
L’ambiance bucolique estivale aurait tendance à faire
oublier les colères de l’eau. Ollioules a pourtant été marqué par
différents épisodes tragiques. Des enfants de la
commune ont payé de leur vie la proximité de l’élément
hydrique.
Le Mercredi 3 Octobre 1973, une voiture était emportée
par les eaux du torrent en furie. Barthélemy GALLIAN,
colonel des pompiers à l’époque raconte comment
les secours se sont organisés et exprime la difficulté pour
retrouver les corps meurtris à plusieurs kilomètres
de la tragédie. Des spécialistes des cours d’eaux,
des crues et de la météorologie expliquent ces
phénomènes subits et violents qui chaque année
frappent les pays méditerranéens. Ceux qui ont
vécu ces instants parlent.
Il apparaît que la situation géographique d’Ollioules
semble jouer un grand rôle dans l’apparition des
phénomènes tragiques. Le village a été bâti
en bordure et dans le lit de la Reppe à la sortie de gorges
calcaires qui drainent les eaux d’un bassin versant énorme
rappelant celui de Vaison-la-Romaine!
Victor HUGO dans “choses vues” explique que “L’oeil
n’y voit plus rien qu’une roche jaune, abrupte, déchirée,
verticale, à droite, à gauche, devant, derrière,
barrant le passage, obstruant le retour, pavant la route, et
masquant le ciel. On est dans les entrailles d’une montagne,
ouvertes comme d’un coup de hache, et brûlées
d’un soleil à plomb. À mesure qu’on
avance, toute végétation disparaît... Des
bouches des cavernes, la plupart inaccessibles, sont béantes à toutes
les hauteurs et de tous les côtés... ”

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2009, en force !
Après quatre années de diffusion les documentaires, « l’eau de là » et« une rivière dans la ville » réalisés par l’équipe de «l’aiga que canta» dépassent les 10 millions de téléspectateurs sur France2 et le réseau France Télévision en diffusion internationale.

Retrouvez "l'Eau de Là" et une "Rivière dans la Ville" en V.O.D (Vidéo On Demand).

Été 2010 :
Première du documentaire :
"L'aiga que Canta"
"L'aigo que Canto"
"L'eau qui chante"

Ce site permet de suivre le tournage de :
"l'Aiga que Canta"
("l'eau qui chante")
ainsi que l'actualité du réalisateur
Philippe MAUREL

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