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Les
gorges d’Ollioules et du Destel ont démultiplié l’imagination
humaine pour expliquer la présence de cette masse calcaire
et basaltique creusée en son sein par le travail de la
rivière. Les légendes les plus folles ont été transmises
par les générations. “Au confluent de la
Reppe et du Destel, sur la rive gauche de ce dernier, se dressent
des rochers ruiniformes, dominant une haute falaise calcaire.
La nature a découpé dans le minéral la silhouette
massive d’un château flanqué de deux tours
crevant le ciel: c’est le château du Diable. Satan
prenait, parait-il, un malin plaisir à torturer l’âme
des habitants d’Evenos. Les malheureux avaient beau geindre,
pleurer, supplier, prier, rien n’y faisait. C’est
alors que St Martin, l’évêque de Tours, se
porta à leur secours. Sa réputation de charité était
devenue légendaire. Sans doute aussi cet homme, né au
IVe siècle au coeur d’une Hongrie lointaine et mystérieuse
savait-il comment s’y prendre avec les forces du mal. St
Martin proposa donc au diable de jouer “aux trois sauts” la
tranquillité des âmes ébréennes. Les
deux antagonistes se défièrent et naturellement
Satan perdit. Mais la preuve de la véracité d’une
telle aventure est demeurée gravée dans une roche
plate, sur la rive droite du Destel. On peut voir l’empreinte
du pied de Satan: elle a une forme rectangulaire aux angles arrondis,
mesure soixante centimètres de long sur vingt de large
et a cinq à huit centimètres de profondeur. ”
Un géologue présente sa version beaucoup
plus, terre à terre, de l’organisation des évènements.
La sédimentation, l’érosion et la fracturation
font partie du vocabulaire scientifique opposé, ici
même, aux mots de la mémoire collective. Ainsi
en terme pédagogique, il nous fait comprendre comment
se sont façonnées les gorges au fil du temps
et comment la lave remontée par une fracture a assombri
une partie du paysage jusqu’à la mer.
Philippe HAMEAU, archéologue, explique comment les
premiers hommes ont utilisés le site notamment pour
exprimer leur art pariétal.
Quelques grimpeurs dont Patrick EDLINGER
profitent du travail de l’érosion pour gravir les hautes falaises calcaires.
Ce détonateur de l’escalade moderne montre comment
son pays est devenue, grâce à lui, un des temples
de l’escalade moderne. Il donne sa vision du devenir
de ses terres natales.

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2009, en force !
Après quatre années de diffusion les documentaires, « l’eau de là » et« une rivière dans la ville » réalisés par l’équipe de «l’aiga que canta» dépassent les 10 millions de téléspectateurs sur France2 et le réseau France Télévision en diffusion internationale.

Retrouvez "l'Eau de Là" et une "Rivière dans la Ville" en V.O.D (Vidéo On Demand).

Été 2010 :
Première du documentaire :
"L'aiga que Canta"
"L'aigo que Canto"
"L'eau qui chante"

Ce site permet de suivre le tournage de :
"l'Aiga que Canta"
("l'eau qui chante")
ainsi que l'actualité du réalisateur
Philippe MAUREL

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