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Le
lit de la rivière demeure triste de sécheresse sous
le soleil estival. Pourtant à quelques centaines de mètres
de là à la sortie des gorges, à l’orée
du village de Ste Anne d’Evenos, des spéléologues
enfilent leurs combinaisons de plongée pour explorer le
lac souterrain de la “Foux”. Autre mystère
local, cette grotte était il y a quelques centaines d’années
parcourue par un cours d’eau permanent. Les ruines d’un
moulin situé à l’entrée de la grotte
sembleraient être la preuve de ce fait. Un dimanche un
paysan mécréant disparaissait avec son âne
dans les profondeurs souterraines. Depuis ce jour-là,
la source s’est tue ! Conte Pagnolesque cette histoire
est bien réelle.
Spéléologues et géologues vont tenter de comprendre
ce qui s’est passé. Bricoleurs ingénieux, ils
ont fabriqué un sous-marin de poche qui devrait pouvoir
explorer les conduits là où la main de l’homme
n’a jamais mis le pied ! Cette véritable expédition
demande la mobilisation d’une équipe importante pour
acheminer le matériel, tirer les câbles nécessaires à l’alimentation
en énergie et à la vidéo.
L’exploration est suivie en direct par les habitants sur
la place du village où un grand écran a été dressé. Ébahis
par la technologie et les beautés souterraines les commentaires
sont riches en expressions sudistes colorées. Un géologue
explique, en direct, comment est censée fonctionner la Foux,
d’où viennent ses eaux. Il présente l’ensemble
des travaux réalisés sur le massif de Siou-Blanc
situé en amont. Celui-ci est en quelque sorte le château
d’eau naturel de la région. Les opérations
de coloration ont permis de suivre la voie des eaux souterraines
dont le chant vient titiller l’oreille attentive de l’auditeur.
L’eau qui a traversé plusieurs kilomètres de
calcaires est en partie issue de la colline de la Tête du
Cade. Sous celle-ci pendant le percement du tunnel du canal de
Provence un des plus importants réseaux souterrains de basse
Provence a été exploré. Plusieurs rivières
ont été parcourues jusqu’au rebouchage des
galeries par les ouvriers du chantier. N’ayant pu explorer
de sortie vers l’extérieur les spéléologues
s’acharnent depuis presque 40 ans à trouver à nouveau
un accès à ces eaux cachées. Certains ont
remué des tonnes de cailloux dans l’espoir de déboucher
dans une des galeries, en vain ! D’autres ont mobilisé les
derniers cris de la technologie pour tenter de localiser le réseau.
Hélicoptères et caméras infrarouges ont permis
de dresser la carte thermique du sol. Ainsi, ils pensaient trouver
des points chauds censés mener au réseau profond,
en vain !
L’eau se personnalisant vient narguer les hommes en prenant
voix humaine. Elle se vante de conserver ses secrets et invite
le spectateur à suivre son chant sacré au coeur
des collines pour rejoindre la mer…
Ce parcours mythique s’achève, du moins passe, par
la Méditerranée où les pêcheurs poursuivent
leurs labeur tandis que les derniers touristes attardés
quittent la plage quand le soleil disparaît à l’horizon…
L’eau chante ses derniers vers pour nous donner rendez-vous
vers une autre rivière.

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2009, en force !
Après quatre années de diffusion les documentaires, « l’eau de là » et« une rivière dans la ville » réalisés par l’équipe de «l’aiga que canta» dépassent les 10 millions de téléspectateurs sur France2 et le réseau France Télévision en diffusion internationale.

Retrouvez "l'Eau de Là" et une "Rivière dans la Ville" en V.O.D (Vidéo On Demand).

Été 2010 :
Première du documentaire :
"L'aiga que Canta"
"L'aigo que Canto"
"L'eau qui chante"

Ce site permet de suivre le tournage de :
"l'Aiga que Canta"
("l'eau qui chante")
ainsi que l'actualité du réalisateur
Philippe MAUREL

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